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Maxime Pascal ! - Grabugeois un jour, Grabugeois toujours !

Inormation du groupe

Grabugeois un jour, Grabugeois toujours !

Grabugeois un jour, Grabugeois toujours !

Pour regrouper les membres passés et actuels du club Grabuge
 

  • Créé : Déc 7 '13
  • Admin : Maxime
Maxime
Maxime Mar 6 '14

Ancien membre du club Grabuge, voici des nouvelles de Maxime !

 

Le Monde du 04 Mars 2014

Maxime Pascal, le maestro aux amplis, lauréat à Salzbourg Loin des Césars et des Oscars, le cinquième concours de direction d'orchestre « Nestlé and Salzburg Festival Young Conductors Award », dont la finale se déroulait ce week-endsur les lieux du prestigieux Festival de Salzbourg, en Autriche, vient de consacrerà l'unanimité un jeune chef d'orchestre français de 28 ans : Maxime Pascal, devant 82 candidats venus du monde entier.

Celui-ci, qui empoche un prix de 15 000 euros et dirigera le 17 août, au Festival de Salzbourg, l'Orchestre de jeunes Gustav Mahler, fondé par le regretté Claudio Abbado, n'est déjà plus un inconnu des mélomanes français. Depuis quelques années, avec son ensemble Le Balcon, il s'est employé à abolirles frontières entre musique contemporaine, répertoire classique et musiquesactuelles. En résidence au Théâtre de l'Athénée Louis-Jouvet, à Paris, pour trois ans, Maxime Pascal et son Balcon y ont donné avec succès Ariane à Naxos, de Richard Strauss, en mai 2013. Après Le Viol de Lucrèce, de Britten, en février, ils présenteront en première parisienne, du 20 au 24 mai, Le Balcon, de Peter Eötvös. Nous avons pu parlerà l'heureux lauréat à sa descente de l'avion, à Paris, ce lundi 3 mars.

Qu'est-ce qui vousa décidé à tenterun tel concours ?

Je me suis inscrit presque par hasard. Ce qui m'a décidé, ce sont les musiciens de mon orchestre, Le Balcon. Ils passent énormément de concours internationaux et j'ai d'ailleurs été amené à aidercertains d'entre aux à les préparer. Je l'ai fait, non avec l'arrière-pensée d'un plan de carrière, mais pour me rendrecompte exactement de ce que cela représentait dans la vie d'un musicien.

Vous dirigez déjà depuis de nombreuses années. Comment vous est venue cette vocation ?

J'ai d'abord commencé à étudierle violon. Puis je suis entré au Conservatoire de Paris dans les classes d'écriture et d'érudition. J'étais en deuxième année quand j'ai été amené à diriger. Je me suis alors rendu compte d'une nécessité et d'une évidence. Je me suis inscrit dans la classe de direction d'orchestre de François-Xavier Roth.

Vous avez fondé votre ensemble, Le Balcon, en 2008, alors que vous étiez encore étudiant. Pourquoi ?

Le Balcon est un ensemble à géométrie variable, qui comporte non seulement des musiciens mais aussi des chanteurs, des compositeurs, des informaticiens, des metteurs en scène. Ce que je voyais autour de moi ne me satisfaisait pas. J'avais envie de créerun espace pour développerl'idée d'un spectacle total, avec un important système d'amplification : c'est comme cela que j'aime raconterdes histoires.

La sonorisation ou l'amplification sont parfois encore tabous en musique classique, considérés comme l'apanage de la musque contemporaine ou de la musique pop ?

J'ai grandi avec les haut-parleurs. L'une de mes premières émotions musicales, à 5 ans, je l'ai éprouvée dans une salle de cinéma. Au concert, j'ai toujours été un spectateur gêné par ce qu'il ressentait ou plutôt ne ressentait pas. Je souffrais du manque de proximité avec les musiciens, le plateau, la musique même. Cela s'est concrétisé quand j'ai découvert les opéras de Wagner et de Stockhausen. A Bayreuth, vous êtes plongé au sein de l'œuvre, comme dans une salle de cinéma. Chez Stockhausen, depuis les années 1970, tout passe par un geste spectaculaire et massif. C'est cela qui me passionne.

Pour vous, il n'y a aucune différence entre les musiques actuelles, la création contemporaine et le répertoire classique ?

Non. Avec Le Balcon, nous faisons d'ailleurs de la techno ou de l'électro. En musique classique, il y a des répertoires qui peuvent êtres joués sonorisés ou non. Les œuvres sont alors perçues différemment. J'en ai fait récemment l'expérience fin janvier avec l'Orchestre national de Lille, où nous avons interprété du Fauré avec des instruments amplifiés. Certaines partitions contiennent parfois des gestes d'interprétation qui appartiennent à des techniques encore inconnues à l'époque de leur écriture. C'est le cas pour le compositeur italien Salvatore Sciarrino, dont la musique sonne beaucoup mieux si elle est sonorisée. Personnellement, les quatuors à cordes de Schumann m'ont toujours un peu ennuyé au concert, alors que je les trouve passionnants au casque.

Ne craignez-vous pas que cette reconnaissance salzbourgeoise ne vous fasse rentrerdans le rang ?

Non. Ce qui m'intéresse, c'est d'allertoujours de l'avant et de fairedes rencontres. Pour moi, il s'agissait un peu d'un pied-de-nez dans la ville de Mozart et de Karajan : je m'attendais à rencontrerun public très traditionnel. Et puis non, j'ai rencontré des gens très ouverts, heureux d'écouterle programme libre de ma finale avec la Camerata de Salzbourg : Tierkreis de Stockhausen, le Concerto pour hautbois, de Mozart, avec le hautboïste espagnol Ramón Ortega, et Ma Mère l'Oye, de Ravel.

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